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jeudi 27 janvier 2011

"J'ai quelque chose à vous dire..."

Valérie du très bon blog Moi, Je décrit avec justesse et réalisme l'angoisse que peuvent provoquer les locutions "J'ai quelque chose à te dire" et autre "Il faut qu'on parle". Y a pas plus stressant que de s'entendre prononcer ces phrases, puis de mijoter des heures, des jours ou des semaines avant d'apprendre THE nouvelle, parfois joyeuse (Ptite soeur, j'ai quelque chose à te dire: on attend ton 1er neveu, tu vas être taTAAAAAAAAAAA!), parfois moins enjouée(ptite soeur, j'ai quelque chose à te dire: on attend un 3ème schtroumpf, c'était un accident...), quelquefois pas drôle (Il faut qu'on parle: on a plus que 50 euros pour finir le mois, et on est que le 18 janvier, on fait comment?) .

Perso, j'imagine toujours le pire avec un "Il faut qu'on parle". Ayant toujours peur de mal faire les choses, je fais donc mon maximum pour exceller dans ce que je fais (sur le plan professionnel) pour éviter ce genre d'interpellation; et puis, je n'aime pas les remarques, ni les reproches. Alors si en plus, ils sont précédés d'un "Il faut qu'on parle" accusatueur, aussitôt je réponds "J'ai rien à te dire". Réflexe d'auto-défense puérile, mais auto-défense quand même.
Par contre, quand on m'annonce "J'ai quelque chose à te dire", ma réaction est moins hostile, mais je suis tout aussi angoissée à l'idée d'avoir à entendre une mauvaise nouvelle. Surtout quand on entend en filigrane "et ça risque de pas te plaire"!




Aujourd'hui, c'est à moi d'annoncer la locution qui foudroie sans prévenir.
C'est à moi d'avertir mon supérieur hiérarchique: "j'ai quelque chose à vous dire.... et ça risque de pas vous plaire"
C'est à moi de mettre au courant mon équipe de salariées en ménageant au maximum leurs émotions les plus vives.
C'est à moi d'assumer.